07/04/2008

Gestion produit... une démocratie ?

Wired publie sur le blog MonkeyBits une article fort intéressant sur Asa Dotzler, qui est responsable Marketing au sein de la Mozilla Fundation.

 

Avant toute chose, il faut rappeler l'historique de ce cher Firefox : les années 90 avaient vu la mort du pionnier des navigateurs web, Netscape Navigator. AOL avait alors acheté les restes de la société Netscape, fondée par Marc Andreessen. L'opérateur voulait étendre son business model orienté valeur ajoutée, en transformant Netscape Communicator (successeur de Navigator) en netscape.com, logiciel hybride mélangeant publicité et fonctionnalité,  transformant un logiciel déjà complexe en une brochure publicitaire.

 

Asa Dotzler souligne ainsi cette dégénérescence

 We had a drop-down menu attached to the print button on the tool bar with one item in it. You'd click on it and see an option called "Print Plus." When you clicked on that, you'd be taken to HP's website where you could buy printer supplies. HP literally bought a button on the toolbar!

 

Une partie de l'équipe de développement a donc décidé de lancer une autre version du logiciel, Mozilla 1.0, proche des standards, fournissant toutes les fonctions qu'attendaient les geeks de l'époque : intégration email / navigateur, logiciel IRC, lecteur de news ; bref une masse de fonctions qui auraient du connaître un fort succès. La deception fut aussi grande que les attentes : 1% de part de marché.

C'est dans ce contexte que Firefox est né : un soft complexe, intégrant des dizaines de fonctions, ne parvenait pas à lutter contre Internet Explorer ; il fallait donc prendre le contrepied de Mozilla et construire un logiciel proche des utilisateurs :

We would ask ourselves, "Do we think 90% of the people need this feature? Is this something everyone I know really needs?" If not, we would leave it out.

 

L'origine de Firefox explique son succès d'aujourd'hui : un logiciel facile d'accès, ergonomique (usable), reposant sur des standards et répondant aux attentes de ses usagers.

 

Tout cela semble être une évidence, mais il est très délicat de tenir ce cap lorsqu'on travaille en équipe et où chaque membre (développement, QA, formation, marketing, vente) voudrait voir évoluer le soft dans une direction qui lui semble propre.

Ainsi, ce qui est remarquable dans l'article, c'est qu'Asa Dotzler va à l'encontre de la croyance populaire qui voudrait que les projets OpenSource sont gérés de façon démocratique (soixante-huitarde, dirait-on en cette période anniversaire). En effet, on pourrait  croire qu'il suffirait de faire voter les usagers d'un logiciel pour déterminer la liste des évolutions futures. Une roadmap serait alors la synthèse de ses sondages d'opinion. 

C'est oublier que nous avons tous tendance à généraliser nos besoins et penser que nous détenons une certaine vérité.

C'est oublier aussi que les mouvements OpenSource sont pour la plupart gouvernés par la meritocracie, comme le souligne Asa Dotzler: 

But this is not design by democracy. We've never been a democracy at Mozilla. We're a meritocratic hierarchy. You don't get a voice by being a human, you get a voice by establishing a reputation for doing good deeds over time.

 

Et aussi par des "dictateurs bienveillants" sur le modèle de Linus Torvalds, le créateur du noyau Linux ou de Guido van Rossum, le créateur du langage Python. Citiziendium nous offre une bonne définition : 

Benevolent Dictator for Life (BDFL) is an informal title, sometimes used humorously, given to an individual in an open source development community, who is usually also the founder or originator of the project.

 

Ces personnes vont permettre qu'une stratégie à long terme soit mise en oeuvre sur le projet et ils vont garantir une cohérence dans la construction du logiciel, dans son cycle de vie et dans ses fonctions. 

Grâce à ce système de gouvernance,  les meilleurs logiciels open source conservent leur intégrité et répondent aux besoins (aux vrais besoins) de leur client.

 

En entreprise, la méritocracie existe peu et la démocratie encore moins. Néanmoins, il subsite le besoin impératif de garder le contact avec le client, l'usager du logiciel. Les méthodes agiles, comme Scrum, permette de créer la relation privilégiée entre l'équipe de développement et le client

Mais cela sera le sujet d'un autre post ! D'ici là, merci pour vos commentaires !

 

  

18/03/2008

Myproject .com ou .org ?

Par l'intermédiaire de Ian Murdock, voici un billet de la communauté OpenSolaris.

 Il pose la question de l'interaction avec les utilisateurs que nous sommes tous, montre l'exemple qu'est Firefox et détaille les sections les plus importantes dans un site "orienté-utilisateur". (les sites dot com comme firefox.com)

Une réflexion très aboutie et très intéressante.

Comme le fondateur du projet Debian, je retiendrais qu'un projet Opensource ne peut vivre sans utilisateurs, sans communauté :

Glynn Foster: “Get. Use. Learn. Love. Spread. Only then, in my opinion, can we even think about Contribute…”

Si vous désirez lancer un projet, ne négligez pas cet aspect !

 

09/09/2007

DTrace

Je vous ai déja parlé de DTrace lors de la release d'OpenSolaris.

Dtrace est un logiciel inclus dans le noyau de Solaris 10 et d'OpenSolaris. Il permet de surveiller l'execution d'un logiciel ou du système entier. Sa grande force est de pouvoir être executer sur un système en production. Ce qui permet de savoir exactement ce qui se passe sur une machine, lorsque les logs ou les commandes "standards" ne font que constater les dégats (100% de CPU, ça je peux le sentir, ma console ne répond presque pas ... mais qui cause ce problème ? pourquoi se produit-il ?!!)

Non seulement, il s'adresse aux développeurs, mais aussi aux administrateurs ou aux ingénieurs support. Il permet une analyse progressive permettant ainsi une analyse de l'ensemble des "sources" du probleme : en permettant une approche sur chacune des couches logicielles, il permet de connaitre avec précision l'impact d'une application sur le reste du système.

Last but not least, il est désormais integré avec les langages évolués comme Java, Python, Ruby, PHP : aussi incroyable que ca puisse paraitre, on peut surveiller l'impact d'un script Ruby sur le noyau de l'OS !

Brian Cantrill et Adam Leventhal ont fait deux présentations assez réussies de cet outil, chez Google (video) et  lors FOSDEM (video : direct / torrent). Je vous recommande vivement ces deux videos.

 Une bonne raison d'installer et de booter OpenSolaris !

07/09/2005

Let's Chat again !

J'ai désormais une adresse email publique, sur laquelle je vous invite à me joindre :

laurent.hausermann at gmail.com

Cette adresse est aussi valable pour Google Talk qui n'est autre que le protocole OpenSource Jabber/XMMP , disponible dans tous les bons clients d'instant messaging (IM), comme gaim.

D'ailleurs je vous encourage à lire la présentation donnée par Ralph Meijer à la conférence XTech 2005. On y apprend des choses importantes pour un projet OpenSource, à savoir qui utilise ce projet pour créer de nouvelles solutions ou pour démocratiser l'IM au sein des entreprises :

  • Most major Wall Street firms are running Jabber.
  • Big telcos/ISPs (France Telecom, Bell South, Orange, etc.).
  • U.S. Government: U.S. Army Future Combat Systems (etc.).
  • IBM: emergency management network in Washington D.C. (CAPWIN).
  • Large companies (HP, FedEx, EDS, Qualcomm, AT&T,etc.).
  • Lots of small companies, too: 300,000+ server downloads.
  • 10+ million Jabber IM users.
  • EBS: $100-billion-a-day spot trading system.
  • PubSub.com: real-time notifications from 10+ million RSS/Atom feeds.
  • Nokia: pan-European Nokia game.
  • Sputnik: wireless access point.
  • TrakM8: vehicle tracking system.
  • Reynolds & Reynolds: automotive dealer management system.
  • HighStreet Networks: real-time network management.
  • Inkboard: open-source project for SVG whiteboarding over XMPP.
Quel beau succès !



18/06/2005

Open Solaris

L'information la plus importante (la plus excitante ?) de ce début du mois de Juin 2005, est bien l'ouverture du code de Solaris 10, sous la licence CDDL.

C'est vrai que pendant longtemps les mots "Solaris" et "Open" ont été bien éloignés l'un de l'autre et que les relations affichées entre Sun et les communautés Open Source ont été tumultueuses.

Mais c'est fait, on peut désormais consulter le code de Solaris 10 et le télécharger !

Et Sun s'engage résolument vers une démarche de création d'une communauté autour de son produit historique (pour la petite histoire perso de son président et fondateur). Ainsi on retrouve sur OpenSolaris.org les outils traditionnels des communautés OpenSource (BugTracker, Source Browser, etc..). Mais c'est la démarche qui est la plus intéressante.

Jim Grisanzio explique dans une note la génèse du projet OpenSolaris. En quelques mots (je ne saurais que vous renvoyer à son article très bien documenté), Sun a adopté une stratégie pragmatique en s'appuyant sur un projet "pilote" liant une centaine de développeurs de part le monde (avec un NDA pour chaque membre du projet pilote). Pendant 9 neufs mois, ils ont ainsi pu tester, documenter et préparer l'ouverture du code au plus grand nombre. Ainsi, on trouve sur le site un guide du développeur et aussi une description du process de développement.

Pour ceux d'entre vous qui ont l'habitude du développement logiciel, ce process instaure notamment des revues de code...

Code Review
Code review is sometimes called the "last line of defense against brokenness" and is required for any change, no matter how small, prior to integration....


Ca sent le vécu :-)

Par ailleurs, j'avoue trouver cette façon de préparer et de créer une "amorce" (bootstrap) de communauté très intelligente et cela va sûrement leur permettre de décoller rapidement...

Car il est vrai que Solaris a de sérieux arguments : les quelques 10 millions de codes offrent des fonctionnalités avancées. Avec Solaris 10, l'innovation technologique n'est pas en reste. La virtualisation, le cloisonement, la sécurité ou encore les outils de développement (avec le fabuleux DTrace) associées à des performances très importantes, font de Solaris 10, un bel objet technique.
Et Sun affiche une volonté de fédérer autour de ces nouvelles technologies pour prendre un avantage sur ses concurrents. Ainsi chaque technologie bénéficie d'un portail dédié.

Mais que cherche-t-on vraiment chez le constructeur / éditeur historique de système Unix ? Sûrement à établir un nouveau standard, à ralentir (annuler ?) le déclin de son système d'exploitation en le rendant ouvert et intégrable par d'autres acteurs du marché. Avec la licence CDDL, il est désormais possible pour un industriel d'intégrer tout ou partie de Solaris dans son propre produit, comme le précise la FAQ dédiée à la licence :

If I use code licensed under the CDDL in my proprietary product, will I have to share my source code?
Yes, for any source files that are licensed under the CDDL and any modifications you make. However, you don't need to share the source for your proprietary source files.


Sun réussira-t-il à faire de OpenSolaris, un projet incontournable au même titre que Linux, FreeBSD, Apache ou Mozilla ?

08/03/2005

Les Brevets Logiciels adoptés !

Que dire de plus,

Finalement le texte est passé en FORCE (c'est peu dire). Alors que des nombreuses voies demandaient une nouvelle lecture devant le parlement, un nouveau débat, bref une véritable démocratie.

Est-ce le dernier épisode ? Aura-t-on un jour des statistiques détaillées sur le sujet ?

Pour ceux qui voudraient voir le monde autrement, je vous propose d'aller faire un tour sur le site "Creative Commons", qui propose des contrats pour créer et partager (la video à ne pas manquer).

Nous aurons l'occasion d'y revenir dans une prochaine note !

13/02/2005

Brevets Logiciels en Europe

On parle déjà depuis plusieurs mois des brevets logiciels et de leur statut légal en Europe. Ce sujet est une véritable épine dans le pied des institutions européennes: depuis maintenant près de 3 ans les pro-brevets et les anti-brevets s'affrontent au sein de la commission européenne et du parlement européen.

Le dernier rembondissement important avait été l'arrêt d'une tentative de passer en force de la part des "pro-brevets" lors d'un conseil des ministres de l'Agriculture ... Grâce à la Pologne, le texte n'avait pas été entériné.

L'affaire devrait encore occuper la scène politique européene du début d'année, car le Sénat Espagnol et le Parlement Néerlandais ont adopté des textes demandant officiellement à leurs gouvernements respectifs de faire barrage à la proposition de la commission.
Par ailleurs, le parlement européen demande à reprendre le texte en première lecture.

Bref, la "pression" et l'agitation autour du texte de la commission sont tels que le sujet a été retiré à l'ordre du jour de la séance du conseil des ministres du 17 Février, mais la manifestation des "anti-brevets" a été maintenue.

Pour suivre, le "feuilleton" des brevets logiciels, vous pouvez vous réferrer au site http://swpat.ffii.org qui en donne une bonne synthèse (en anglais) :

While the EU Parliament has proposed a clear exclusion of software patents, the Commission and Council have ignored the Parliament's proposal and reinstated the most uncompromisingly pro-patent text in May 2004. However this text does not enjoy the support of a qualified majority of member states. Yet the Council has refused to renegotiate, and is still trying to push the text through. Meanwhile the European Parliament has asked for a restart of the procedure. The Council and Commission are poised to ignore the Parliament's request. The 17th of February appears to be scheduled as a date of showdown.
see also Letter to MEPs on Pending Decisions


Devant une telle agitation, on aimerait bien entendre une voix officielle française sur le sujet ! Seul Michel Rocard, nouveau rapporteur du parlement européen sur le dossier semble s'être emparé du sujet.

12/01/2005

PI, Brevets et OpenSource : la stratégie d'IBM

Suite à mes notes (ici, ici et ) sur les brevets, les standards et diverses stratégies d'entreprises, voila un nouvel élément (via LinuxFR) :
IBM décide d'autoriser certains projets OpenSource à "violer" 500 brevets détenus par IBM.

Ce qui est significatif de leur stratégie et de leur vision de l'innovation :

While IP ownership is an essential driver of innovation, technological advances are often dependent on shared knowledge, standards, and collaborative innovation. IBM's IP framework enables both while protecting truly new, novel and useful inventions. Open standards can accelerate the interoperability and expansion of the global infrastructure.
"True innovation leadership is about more than just the numbers of patents granted. It's about innovating to benefit customers, partners and society," said Dr. John E. Kelly, IBM senior vice president, Technology and Intellectual Property.


J'aime assez cette idée qui voudrait qu'on ne pourrait innover correctement qu'après avoir échangé et établi des standards avec une communauté "ouverte". Notez qu'IBM ne présente pas les choses comme "un cadeau", mais comme une nécessité pour avancer.

Qu'en pensez-vous ? N'hesitez pas à réagir sur mon blog !

MAJ : Acceuil Mitigé pour IBM

22/12/2004

Plus souvent et plus stable ...mieux !

Faire des "releases" (des libérations de versions, en bon français), plus régulièrement, plus souvent et en améliorant leur état de "stabilité" (c'est à dire l'absence de bug) est une nouvelle donnée de l'industrie du Logiciel. On peut s'interroger sur cette évolution des mentalités des sociétés éditrices et des communautés OpenSource, tant elle tranche avec l'ancienne "politique" " 1 version par an".

Tout d'abord, la pression vient de leur "clients" :

- Les sociétés et constructeurs, subissent une pression constante pour modifier leur produit afin de l'adapter aux différents clients. Aujourd'hui, il n'est plus possible de vendre, le même produit à l'ensemble de ces clients. C'est même souvent un "must" pour remporter une affaire que de savoir personaliser, adapter son produit aux souhaits et aux spécificités de ses clients. Cette tendance étant d'autant plus lourde, si le client est un "grand compte". Ainsi, même des industriels des technologies de masse, comme la téléphonie mobile, doivent personaliser, internationaliser, traduire, bref, adapter leur produit.

- Les communautés OpenSource, subissent aussi des demandes répétées de la part de leur utilisateur. Ainsi, Linux Torvals, a déclaré vouloir donner aux utilisateurs du noyau Linux, de nouvelles fonctionnalités sur un rythme plus élevé. Il fallait auparavent attendre 2 ans pour que la communauté "Noyau Linux" fige ses développements et "libère" une nouvelle version... Désormais, les utilisateurs des distributions stables devraient pouvoir profiter plus rapidement de nouveautés au sein du noyau Linux.
Je pourrais aussi vous parler du projet Gnome, qui est passé dans un mode "Time based releases" où le projet s'oblige à sortir une nouvelle version tous les 6 mois. Cela permet d'assurer une animation continue et un cycle de vie dynamique. Cela le prémunie aussi contre des echecs lors de l'intégration d'une version, où un sous projet, une fonctionnalité va retarder la sortie de nombreuses autres.

Finalement, on en revient aux concepts sous jacents des méthodes agiles et itératives, comme eXtreme Programming ou RUP par exemple. Il s'agit alors de de fournir une visibilité importante aux clients et aux utilisateurs des logiciels et de prendre en compte leurs souhaits et leurs demandes. Plus encore, étant donné que nous changeons tous d'avis et de priorités ("changement de plan !", voir les pubs IBM, celle-ci n'y figure pas), il faut prendre en compte le risque majeur de dérive : avoir de petites itérations, de petites releases permet d'ajuster sans cesse son produit et de fonctionner par essai / erreur.

Il est sûr qu'on ne peut pas batir un politique produit et d'innovation sur ce type de méthode, mais pour répondre aux exigences "clients", il faut parfois user sans abuser de petites releases, contentant les bonnes fonctionnalités !


Vive l'Europe à 25 !

J'ai déja abordé le sujet des brevets logiciels à plusieurs reprises, concernant l'interêt des grandes multinationales américaines ou exprimant ma modeste pensée sur l'absence d'argument "pragmatique" dans ce dossier.

Pourtant ce n'est pas mon sujet de prédilection, mais le sujet est _trop_ important pour le laisser de côté. Surtout qu'outre sur le fond dont on peut toujours débattre, on peut s'interroger aujourd'hui sur la tournure que prend cette affaire au sein du Conseil Européen. Je ne résiste pas de vous livrer un extrait des déclarationsde la FFI (via LinuxFR) :

"Les diplomates du Coreper décideront mardi et mercredi si l’accord sur les brevets logiciels en Europe sera adopté lors des prochaines réunions sur la pêche ou l’environnement, qui seront les derniers rendez-vous du Conseil cette année. Contrairement à l’information récente donnée par le gouvernement belge, la présidence néerlandaise semble toujours essayer de pousser le texte de mai dernier en tant que « point A », i.e. sans discussion et sans vote. Les justifications publiées pour rejeter tous les amendements subtantiels du Parlement européen oscillent entre ce qui a été depuis longtemps démystifié (les ADPIC exigent des brevets logiciels) et le comble de l’absurde (les politiciens ne devraient pas changer la pratique établie)."

"La réunion était présidée par le ministre néerlandais de l’agriculture, Cees Veerman. Veerman a accepté l’intervention polonaise et a rejeté une tentative du commissaire de résister à cette intervention. Voir la transcription.
Peu de gens s’attendaient à voir apparaître le sous-secrétaire d’état polonais à la science et aux technologies de l’information, Wlodzimierz Marcinski. Ce dernier est venu en personne à Bruxelles pour présenter le point de vue de la Pologne, car les diplomates polonais de l’UE avaient été soumis à de fortes pressions de la part de la présidence néerlandaise."


Bref, il est incroyable qu'une question aussi débattue par le parlement européen, autant décriée ou souhaitée par des citoyens européens, soit mise à l'ordre du jour d'un conseil européen totalement hors sujet. De plus, la présidence souhaitait faire passer ce texte "en force".

J'espère que l'arrivée des 10 nouveaux états membres, permettra d'ajouter un peu de démocratie et de transparence dans les circuits de décision européen et surtout renforcera le rôle du parlement. Il est crucial de pouvoir débattre publiquement de ce type de question, afin d'assurer en retour une compréhension et une adhésion des opinions publiques.... Esperons, que la Pologne, et tous les nouveaux entrants permettront cela...

Vive l'Europe ! Vive l'Europe à 25 !

Pour plus de détails, consultez l'article de ZDNET.

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