21/02/2005
Software Quotes

Tout ceux qui, comme moi, naviguent dans le milieu du logiciel, apprécieront les citations du site "Software Quotes". Vous y trouverez de nombreuses "perles" de développeurs et de différents chef de projets.
Quelques unes de mes préférées :
Any fool can write code that a computer can understand. Good programmers write code that humans can understand. -
Martin Fowler (un auteur prolixe du monde du software)
... the cost of adding a feature isn't just the time it takes to code it. The cost also includes the addition of an obstacle to future expansion. ... The trick is to pick the features that don't fight each other. -
John Carmack (le créateur du célèbre Quake !)
Le site propose aussi une "source" RSS !
23:55 Publié dans Logiciels | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19/02/2005
Michel Rocard s'explique sur les Brevets Logiciels...
Vous retrouverez l'ancien premier ministre français dans Le Monde du 17 Février.
Il nous livre un point vue détaillé et complet sur la question. Pour vous donner envie de lire cette interview, en voici un extrait :
Pourquoi la directive européenne sur la brevetabilité des logiciels - ou des "inventions mises en œuvre par ordinateur" - est-elle, depuis si longtemps, l'objet d'autant de polémiques ?
Il y a autant de polémiques parce que les intérêts en jeu sont immenses. Je n'ai aucun moyen de vérifier ces chiffres, mais on nous dit que, sur le continent européen, l'enjeu - selon que la brevetabilité est généralisée à tous les logiciels ou qu'elle est restreinte - se situerait entre 35 et 40 milliards de dollars par an de redevances.
Qu'une idée ne soit pas brevetable n'est contesté par personne. Qu'il s'agisse d'une suite de mots, d'un accord de musique ou d'un algorithme. Einstein est crédité d'avoir dit : "Une formule mathématique n'est pas brevetable." Or qu'est-ce qu'un logiciel ? C'est un ensemble de formules mathématiques corrélées qui guide le fonctionnement d'un ordinateur. Il n'est donc pas brevetable en tant que tel.
J'ai exprimé ici l'idée que les politiques français était un peu en retrait sur la question, mais il semble que les choses changent. Dans un autre article du Monde, on peut prendre connaissance des propos d'Alain Lipietz, des Verts :
Les Verts font le pari que la Commission modifiera le texte. "J'ose espérer que le commissaire Charlie McCreevy, en charge du marché intérieur, va enfin comprendre la gravité de la situation", a indiqué le Français Alain Lipietz. "Nous attendons de lui qu'il mette tout en œuvre pour publier rapidement une proposition de directive qui tienne compte des demandes du Parlement européen."
Reste que le camp des "pro" brevets ne mène pas quant à lui une campagne de communication comme le font ses adversaires anti-brevets... Peut-être par absence d'arguments pragmatiques ? A cause d'une "honte déguisée" diront les anti brevets...
J'aimerais tout de même connaître les chiffres exacts des dépenses R&D qu'on peut rentabiliser avec une stratégie "offensive" de propriété intellectuelle. Sachant que la plupart des entreprises aujourd'hui cherchent plus à se défendre contre des droits de licences éventuels à verser à des univerités ou à d'autres entreprises.
A suivre...
PS: Si vous possédez des liens ou copies d'articles argumentant "pour" les brevets logiciels, n'hésitez pas à m'en faire part. Ils seront publiés dans ce journal de bord.
00:25 Publié dans Revue de Presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13/02/2005
Brevets Logiciels en Europe
On parle déjà depuis plusieurs mois des brevets logiciels et de leur statut légal en Europe. Ce sujet est une véritable épine dans le pied des institutions européennes: depuis maintenant près de 3 ans les pro-brevets et les anti-brevets s'affrontent au sein de la commission européenne et du parlement européen.
Le dernier rembondissement important avait été l'arrêt d'une tentative de passer en force de la part des "pro-brevets" lors d'un conseil des ministres de l'Agriculture ... Grâce à la Pologne, le texte n'avait pas été entériné.
L'affaire devrait encore occuper la scène politique européene du début d'année, car le Sénat Espagnol et le Parlement Néerlandais ont adopté des textes demandant officiellement à leurs gouvernements respectifs de faire barrage à la proposition de la commission.
Par ailleurs, le parlement européen demande à reprendre le texte en première lecture.
Bref, la "pression" et l'agitation autour du texte de la commission sont tels que le sujet a été retiré à l'ordre du jour de la séance du conseil des ministres du 17 Février, mais la manifestation des "anti-brevets" a été maintenue.
Pour suivre, le "feuilleton" des brevets logiciels, vous pouvez vous réferrer au site http://swpat.ffii.org qui en donne une bonne synthèse (en anglais) :
While the EU Parliament has proposed a clear exclusion of software patents, the Commission and Council have ignored the Parliament's proposal and reinstated the most uncompromisingly pro-patent text in May 2004. However this text does not enjoy the support of a qualified majority of member states. Yet the Council has refused to renegotiate, and is still trying to push the text through. Meanwhile the European Parliament has asked for a restart of the procedure. The Council and Commission are poised to ignore the Parliament's request. The 17th of February appears to be scheduled as a date of showdown.
see also Letter to MEPs on Pending Decisions
Devant une telle agitation, on aimerait bien entendre une voix officielle française sur le sujet ! Seul Michel Rocard, nouveau rapporteur du parlement européen sur le dossier semble s'être emparé du sujet.
19:40 Publié dans OpenSource | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


